Immeubles de bureaux en bois : 3 raisons pour lesquels ils séduisent de plus en plus

22/05/2020

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Le 12 février dernier, Nexity a livré le Palazzo Meridia à Nice. Pourquoi est-ce si symbolique ? Il s’agit du plus haut immeuble de bureaux en bois de France, culminant à 35 mètres au cœur de l’Eco-Vallée. Au-delà de la prouesse technique, ce bâtiment fait la promesse d’engagements durables pour ses utilisateurs.

Des atouts environnementaux évidents

“C’est un projet pionnier, novateur !” s’enthousiasme Stéphane Bouquet, à l’origine du développement de Palazzo Méridia chez Nexity. Situé au cœur de la ZAC Méridia à Nice, ce nouveau quartier durable qui voit le jour au nord de l’aéroport, le Palazzo Méridia, 8000 m², est en train de devenir un laboratoire des pratiques innovantes d’agriculture urbaine (les jardins de l’immeubles seront arborés de plantes entièrement comestibles). Et sa structure en bois n’est pas la moindre des innovations. 90 % des 900 tonnes de bois nécessaires au projet est d’origine française et l’ensemble est issu de forêt gérées durablement. L’immeuble en bois est même le premier bâtiment à énergie positive de l’Eco-Vallée, notamment grâce à des innovations comme le stockage de l’électricité produite. Résultat, l’aspect environnemental du Palazzo Meridia est largement certifié, notamment par le label Bas Carbone BBCA et le niveau Argent du programme régional Bâtiment Durable Méditerranéen (BDM). Des récompenses qui consacrent aussi l’expertise de Nexity, premier promoteur Bas Carbone en 2019 et leader sur la construction tertiaire en bois avec 120 000 m² livrés en dix ans.

Ne plus choisir entre développement durable et développement économique

Si les projets « bois » se multiplient, comme le complexe Grand Carré à Villeneuve d’Ascq en fin d’année dernière ou le projet New à Asnières fin 2020 ‒ premier immeuble de bureaux bois Bas Carbone en Ile-de-France ‒ c’est que la performance économique est convaincante, malgré un surcoût initial à la construction. D’abord, les gains de temps permettent d’attirer les entreprises grâce à des délais de construction compressés. “Nous construisons rapidement et délivrons par conséquent plus rapidement à nos clients”, confirme Ghislaine Seguin, Directrice générale adjointe de Nexity Immobilier d’Entreprise. Mieux, “le bois permet d’avoir des immeubles où on consomme moins de charges, notamment en termes de chauffage”. Et d’enfoncer le clou : “pour la première fois, nous allons garantir le niveau de charges du bâtiment pendant dix ans car nous les maîtrisons”. Une visibilité financière assurée pour l’entreprise locataire qui fait office d’argument massue. Mais le principal bénéfice n’a pas de prix : l’atout image.

Une preuve tangible d’un engagement soutenable

Le Palazzo Meridia est un siège totem en région : “cette révolution culturelle, on y croit pour nos clients et on y croit pour nous-mêmes” confirme Véronique Bédague, Directrice générale déléguée de Nexity. Plus largement, le bois est un marqueur fort de l’identité des entreprises utilisatrices. Elles attendent des bureaux qu’ils reflètent leurs propres engagements. Pour une entreprise cherchant à s’ancrer durablement et de manière innovante sur un territoire, l’immeuble en bois devient un véritable atout ». Sur Palazzo Meridia, la construction bois fait résonance et donne du sens au nom même de l’Eco-Vallée, l’organisme public qui gère le périmètre de l’opération d’intérêt national. Le Wooden Park à Toulouse a ainsi convaincu la foncière INEA d’acquérir deux des trois bâtiments de bureaux en bois massif d’une surface totale de 9 999 m², labélisés BBCA (Bâtiments Bas Carbone) actuellement en cours de livraison.

Le principal challenge : les études d’ingénierie

Les risques techniques demeurent faibles. Contrairement aux idées reçues, une structure bois se comporte bien en cas d’incendie ou de risque sismique. Toute la difficulté est de pouvoir en apporter la preuve au contrôleur technique. Ceci peut être réalisé à travers une mission de normalisation des risques, une assurance qualité et une maquette numérique de projet gérant les aléas techniques. L’autre contrainte est l’anticipation. Ghislaine Seguin détaille : “il y a deux chantiers en parallèle car l’immeuble de bureaux en bois est pré-industrialisé. Ceci signifie qu’en plus du site de construction, il y a un chantier qui a démarré bien plus en amont, avec des études d’ingénierie plus longues”, même si ceci contribue à faire gagner du temps en phase de construction. Reste la question de l’industrialisation des procédés de la filière,  celle de l’approvisionnement, et le coût encore élevé du bois.