Data, transition écologique, co-construction : les 3 piliers de la ville de demain

06/11/2020

« Attractive, sure, saine, participative » et bien sûr écologique : la ville de demain pensée dès aujourd’hui. Des acteurs de la ville et des territoires ont fait part des grands enseignements de la démarche participative cimcity.org.

piliers smart city

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« Attractive, sure, saine, participative » et bien sûr écologique : la ville de demain pensée dès aujourd’hui. À l’occasion de l’événement Nexity Ville de demain, des acteurs de la ville et des territoires ont fait part des grands enseignements de la démarche participative cimcity.org. Fort d’un solide ancrage au sein des villes, La Poste – premier réseau de proximité en France – et la Banque des Territoires ont accompagné Nexity dans cette initiative en faveur de la ville intelligente. Le but ? Créer des ponts entre public et privé et recueillir les attentes des différents acteurs. Voici trois des principaux enseignements à retenir.

L’intelligence collective et la co-construction au service de la ville de demain

« À quoi doit ressembler la ville de demain ? ». Pour Jean-Claude Bassien, directeur général de Nexity Solutions Entreprise, « c’est une question qu’un opérateur urbain ne peut pas ignorer ». La Ville de demain pensée au service du bien commun doit mettre en avant la coopération et l’échange entre les différentes parties-prenantes, collectivités, aménageurs, établissements publics, grands opérateurs, en plaçant le citoyen au cœur des décisions. Denis Hameau, conseiller métropolitain et délégué smart city On Dijon en atteste « dans la logique de ville intelligente on est aussi dans la logique d’intelligence collective, on veut travailler avec des villes inspirantes et références ». La ville de Dijon a pensé le développement de solutions innovantes et connectées selon « un triangle avec l’écologie, le social et le développement durable » avec « au milieu de ce triangle, un leadership public fort qui s’est associé au meilleur de l’innovation privée, plus rapide et plus puissante ».

Accélérer la transition écologique avec les smart city

La smart city a quatre grands objectifs rappelés par Denis Hameau : « développer l’attractivité du territoire, réinventer le service public, faire un vrai projet de territoire en impliquant les communes alentours, favoriser la démocratie citoyenne ». Les travaux de recherche et de concertation insufflent de nouvelles ambitions mais pour Éric Legale, Directeur général d’Issy Media, « la smart city n’existe pas encore, elle sera une réalité quand on n’aura plus d’embouteillage sur nos routes, quand on pourra avoir des économies d’énergie considérables ». Pas encore réalité mais déjà de fortes aspirations constate Jean-Claude Bassien : « les citoyens ont des attentes très fortes et les expriment de manière assez simple, c’est une ville attractive, sure, saine, participative ».

Revoir la conférence : « Comment la ville connectée peut-elle être au service de l’environnement ? »

Autre enjeu majeur, en lien direct avec les aspirations citoyennes dont les résultats aux dernières élections municipales sont une manifestation : la transition écologique. Les smart city intègrent cette dimension et y mettent un point d’honneur, « Il y a un point commun entre tous les projets de smart city, ils sont tous au service de la transition écologique. On ne fait pas de la technologie pour faire de la technologie, on construit quelque chose qui a un sens » insiste Laurent Sorbier, Partner chez OnePoint. Des solutions existent déjà. Dans le quartier Bruneseau à Paris, Nexity a construit un « village vertical » où « l’énergie est pilotée de manière intelligente à l’échelle du quartier » explique Régine Engström, Directrice RSE de Nexity. Les dépenses énergétiques sont étudiées « immeuble par immeuble pour optimiser la dépense énergétique du quartier et donc baisser les charges ».

Faire de la data un outil pour repenser la Ville

Il y a urgence à faire évoluer les pratiques en termes de conception et d’aménagement de la ville. Pour Éric Legale, « se donner des objectifs à 2030 ou 2050 de réduction de CO2 c’est bien mais on sait tous que ça donne autant d’occasion de trouver des prétextes pour dire qu’on n’y arrive pas ». Ce dernier est convaincu que le progrès en matière d’écologie passe par la data pour mieux comprendre les dynamiques urbaines et innover mais aussi pour démontrer des avancées. La Poste dispose par exemple depuis quelques années du système de collecte de données Geoptis, dispositif embarqué de relevés topographiques, pour étudier la voirie et renseigner les municipalités sur l’entretien et faciliter la prévision de futures analyses.

La collecte massive de données permet de repenser les villes en termes d’émissions, de flux, de comportements pour une ville plus durable, plus accessible et plus sure. La question de l’analyse des données est fondamentale et requiert une expertise que peuvent apporter les acteurs comme Nexity, La Poste et la Banque des Territoires qui ont développé compétences et moyens. En effet, l’ambition partagée par Régine Engström est « d’en faire profiter tout le monde, de généraliser ce type d’approche, d’avoir un pilotage intelligent de l’énergie dans nos bureaux et de le mettre à disposition de tous nos investisseurs et nos clients particuliers ». Les données sont créées par les citoyens et revalorisées pour répondre à leurs attentes. Il n’y aura pas de smart city sans données, pas de progrès sans concertation ni de durabilité sans efforts.

Revoir l’ensemble des conférences sur CimCity.org https://www.cimcity.org/conferences/