Grand Paris Express : les quartiers de gare, terres d’accueil des bureaux de demain

31/08/2021

Écoresponsables, parfaitement intégrés dans leur environnement, centrés sur l’usage… Les immeubles de bureaux développés dans les quartiers de gare du Grand Paris Express préfigurent la nouvelle génération de bâtiments tertiaires.

Bureaux Grand Paris Express © Copyright Stefan Tuchila

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5,8 millions de m2. C’est le total des surfaces de bureaux programmées à l’horizon 2030 dans les 33 futurs quartiers de gare des lignes 15 est-ouest, 16, 17 et 18 du Grand Paris Express (GPE) selon l’APUR. Par quartier de gare il faut comprendre le périmètre de 800 m à partir de l’emplacement de chaque gare du GPE. Un champ des possibles fantastique pour édifier la « ville mixte, inclusive et respectueuse de l’environnement » que Thierry Dallard appelait de ses vœux quand il était encore président du directoire de la Société du Grand Paris. Les immeubles de bureaux, qui représentent 54 % des surfaces d’activités autorisées, doivent logiquement s’inscrire dans cette vision ambitieuse.


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Premier critère, l’accessibilité fondée sur une mobilité verte et douce. Ces bureaux vont directement bénéficier d’un réseau de transports en commun étendu et multimodal permettant des déplacements rapides, fluides, efficaces et à moindre impact environnemental. Une fois dans le quartier, les voies piétonnes – passerelles, avenues arborées – permettent de rejoindre facilement et agréablement son propre immeuble. Plus globalement, ce sont toutes les solutions douces qui sont favorisées, vélo en tête. Ce qui se traduit, au sein des nouvelles constructions de bureaux se situant à 500m d’une gare du GPE, par des normes plancher pour le stationnement les vélos et inversement un plafonnement pour les voitures. Corollaire de ce changement, le déploiement d’équipements et de facilitateurs d’usage, comme les vestiaires.

Des immeubles de bureaux écoresponsables

Dans cette même perspective de quartier durable, les futurs bâtiments ont un devoir d’exemplarité en matière environnementale tant dans leur conception que dans leur fonctionnement. Pour ce faire, les architectes peuvent s’appuyer sur les différents labels et certifications, comme BREEAM et HQE pour lesquels l’immeuble Network II de Nexity et Codic, situé à Bagneux à proximité de la gare (lignes 4 et 15), a obtenu le niveau Excellent.

L’immeuble Network à Bagneux (©Stefan Tuchila)

Le bureau sera au service de la ville zéro carbone : matériaux biosourcés et /ou recyclés, maîtrise des dépenses énergétiques, autonomie partielle grâce au photovoltaïque, récupération des eaux de pluie associée à la végétalisation massive de vastes espaces… Jean-Pierre Lévêque, architecte associé de Brenac & Gonzalez & Associés à l’origine du projet, insiste sur le végétal comme matériau architectural à part entière. Ainsi cette génération d’immeubles multiplie les espaces verts – terrasses, rooftop – qui en plus de leur valeur esthétique d’ornementation, deviennent de véritables espaces de rencontres et de travail. Nouveaux usages et environnement font bon ménage.

Des ensembles au cœur du quartier et centrés sur l’usage

Autre critère, le positionnement désormais central des immeubles de bureaux dans les futurs quartiers de gare, implique un rééquilibrage avec les logements. Il s’agit de créer à terme des espaces publics vivants et dynamiques, où cohabitent harmonieusement travailleurs et habitants. La mixité fonctionnelle s’opère au niveau du bâtiment de bureaux lui-même puisqu’il accueille des activités commerciales, culturelles, des services, du coworking, etc. L’objectif est de faire naître un écosystème pérenne qui rayonne sur une large zone.

L’immeuble Network à Bagneux (©Stefan Tuchila)

Dans la même dynamique de privilégier les usages et d’améliorer la qualité de vie, l’offre de service des immeubles de bureaux est enrichie pour répondre aux attentes des utilisateurs. Outre la traditionnelle salle de sport, on imagine une conciergerie efficace, des prestations annexes variées, des espaces de détente ou hybrides, le tout connecté pour en faciliter l’accès. Jean-Pierre Lévêque rappelle qu’« en la matière, cette mue avait déjà commencé depuis plusieurs années ». Mais la crise sanitaire a eu un effet d’accélérateur, amplifiant les changements actuels dans notre rapport au travail, notamment sur site. Plus que jamais, « le bureau doit offrir des lieux de convivialité pour travailler ou se réunir qui donnent envie de venir », poursuit l’architecte. Et ces futurs quartiers de gare du GPE sont une occasion unique de façonner un urbanisme raisonné, harmonieux au service des usagers.